mercredi 5 février 2014

Beaune tourisme

Les hospices de Beaune




Parmi les plus beaux monuments touristiques en Bourgogne sont certainement les hospices de Beaune ou comment on les appelle officiellement : l’Hôtel-Dieu. L’Hôtel-Dieu est construit à la fin du Moyen Age en 1443. L’hôpital de Beaune y est hébergé jusqu’à 1971 quand les lieux actuels sont inaugurés. 




Un peu d’histoire

Le 4 août 1443 l’Hôtel-Dieu est inauguré par son patron Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, Philip le Bon. Il faut savoir qu’en 1443 la guerre de cent ans n’est guère terminée. Alors que le traité d’Arras en a officiellement mis fin huit ans plus tôt, les écorcheurs, des parties des anciennes armées, pillent et ruinent la campagne bourguignonne. Le peuple de la Bourgogne et de Beaune en souffrent énormément : leurs familles sont constamment en danger et l’élevage végétal est détruit. La population n’a plus à manger et à Beaune trois-quarts de la population est sans ressources et déclaré indigent. 

Afin d’aider les pauvres de la région, le chancelier du duc de Bourgogne, Nicolas Rolin et son épouse Guigone de Salins, créent l’Hôtel-Dieu à Beaune. Ils choisissent la ville de Beaune pour son emplacement stratégique. La ville se trouve à coté des grands axes de transport et de voyage. En plus, on ne trouve pas encore d’importance religieuse à Beaune. Le nouvel hospice peut exister grâce aux donations des nobles et marchants riches mais également grâce aux rentes et la production viticole qui est vendue à l’enchère.    


Les premiers patients aux hospices   
                  
Le 1 janvier 1452 le premier patient est admis à l’hospice. Les patients sont traités et soignés par les Sœurs Hospitalières de Beaune. Un ordre monastique qui fut crée en 1459 par Nicolas Rolin et qui lie la vie monastique aux soins des pauvres et des malades. Parmi les patients on trouve non seulement des gens souffrants mais également des malades psychologiques, des handicapés, des orphelins et des femmes enceintes. L’Hôtel-Dieu a rapidement accumulée une excellente réputation qui faisait que non seulement les pauvres s’y faisaient soigner mais les riches aussi.


Une visite à l’hospice de Beaune

Quand on arrive aux hospices, on peut facilement être trompé par la façade austère. Ne soyez pas déçus par contre, c’est fait exprès pour que rien ne puisse faire penser aux riches à l’intérieur. Une fois dans la cour intérieure ou la Cour d’Honneur, on oublie rapidement la façade peu intéressante quand on est impressionné par les toits vernissés des bâtiments. Couvert de tuile vernissée en formes géométriques en quatre couleurs. Prenez un peu de temps de vraiment admirer le toit avant de progresser dans la Salle des Pôvres.

La Salle des Pauvres fut la salle principale pour le traitement des malades. Au long des murs des deux cotés de la salle vous trouvez 28 lits alcôves datant du XIXème siècle. Chaque lit pouvait accommoder deux patients. A coté de l’entrée de la salle on trouve une petite vitre derrière lequel se trouvait l’infirmière de nuit à l’époque. Au milieu de la salle se trouvait autrefois de longues tables pour les repas.

Ne regardez pas uniquement devant vous, prenez un instant de lever la tête et observez la charpente peinte du plafond. Les poutres colorées sortent tous des gueules de dragons qui représentent des monstres infernaux. Ils ont des têtes sculptées en forme d’animaux pour symboliser un défaut.

En face de l’entrée, on a accès à la chapelle avec sa peinture verrière montrant les fondateurs de l’Hôtel-Dieu Nicolas Rolin et Guigone Salins ainsi qu’une scène du Jugement Dernier. 

L’endroit de la chapelle a été choisi afin de permettre aux patients alités d'assister à la Messe. On entre la chapelle par la séparation en bois décoré de vitres peintes. A l’époque le mur opposé était décoré d’une peinture du Jugement Dernier attribué au peintre flamand Rogier van de Weyden. Aujourd’hui on peut voir le tableau dans une salle dédiée afin de préserver au mieux ses couleurs.

Par la chapelle on continue dans la Salle Sainte-Anne et ensuite la Salle Saint-Hugues, qui fut désigné aux patients avec plus de moyens. Dans cette salle il y avait plus d’espace entre les lits dont il y en avait que quatre dans cette pièce. En plus la salle était bien plus décoré au niveau des tableaux que la salle des pauvres.


Soigner les pauvres

A coté des salles des malades, les hospices de Beaune herberaient aussi une pharmacie sur deux pièces. Aujourd’hui on y trouve un grand mortier et pilon en bronze et des cabinets remplis de pots en porcelaine dans lesquelles on gardait les médicaments et leurs ingrédients. Ces pots datent du XVIIIème siècle. 


L’hospice de Beaune avait une grande cuisine pour la préparation des repas. Aujourd’hui on peut les admirer comme elles étaient au XVIIIème siècle. Comme déjà mentionné, les hospices et même la ville de Beaune bénéficiait de la production viticole. Dès le Moyen Age les hospices étaient les propriétaires de grands vignobles autour de Beaune. Aujourd’hui ces vignobles appartiennent à l’organisation le Domaine des Hospices de Beaune qui est aussi derrière l’organisation des Trois Glorieuses. Pendant Les Trois Glorieuses, qui ont lieu en Novembre, les vins sont vendus à l’enchère. La fête est dans l’honneur de gastronomie bourguignon.


La ville de Beaune
 
Profitez de votre visite à la ville de Beaune pour déguster les excellents vins de la région. Dans le centre historique de la ville vous trouvez un grand nombre de salles de dégustation et de caves à vin.

Le samedi vous pouvez également profiter du marché beaunois. On y trouve des produits réguliers mais aussi un grand assortiment de produits régionaux comme des fromages, du vin et du bœuf charolais. Alors il nous reste une chose à dire : profitez bien !